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Faire de la politique autrement

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Fait-on de la politique comme on fait des gammes : pour passer le temps au risque de tomber dans la routine ou pour corriger ses erreurs et donc mieux jouer ?

A écouter certains de nos candidats ils ont choisi de faire la même chose sans rien corriger de leurs erreurs du passé ? C’est comme cela que les déficits n’ont cessé de se creuser et les promesses non tenues de fleurir en aggravant la dette.

Faire de la politique ce n’est pas seulement écouter les citoyens comme on le fait au café du commerce et relayer leurs frustrations et leurs impatiences c’est aussi et surtout les orienter vers les choix de société qui permettront de garantir durablement l’élévation, et non pas seulement le maintien, de leur niveau de vie.

On le voit bien. Beaucoup a été tenté dans le désordre, sans vision, comme savent le faire les marchés, au gré du vent et des intérêts particuliers, et peu a été réussi pour remettre durablement la France en ordre de marche. Tout le monde s’en rend compte quelle que soit sa tendance politique.

Il est plus que temps de parler de cette vision, pas une vision passéiste, pas une vision populiste, pas une vision qui flatte les plus bas instincts, une vision qui donne à la France la perspective de se maintenir dans le Club fermé des grands pays heureux, sur la durée.

Les marchés ont généralement failli (mais que pouvaient-ils faire d’autre dans leur logique ?), focalisés qu’ils étaient sur les gains à court terme. Et les politiciens qui ont cru qu’ils allaient ainsi, en suivant les souhaits des marchés, apporter le bonheur à leurs peuples ont eux aussi failli (alors qu’ils pouvaient l’empêcher).

L’ascenseur social est resté en panne, les industries nouvelles ne sont pas venues remplacer les anciennes.  Le commerce a certes surperformé pendant un certain temps grâce aux folies du crédit facile. Mais les inégalités n’ont pas régressé malgré la hausse indéniable du niveau de vie et l’avenir a été sacrifié.

Alors, il faut en tirer les conclusions. L’Etat doit reprendre, avec le formidable effet de levier de l’Europe, son rôle de moteur de l’Economie, pas en multipliant les fonctionnaires, mais en concentrant ses ressources sur les missions qui redonneront du dynamisme à la société française :

-    Permettre à tous les jeunes de sortir du système scolaire avec le niveau minimum d’éducation requis pour tenir les emplois de demain, sans complaisance ni consensus a minima, surtout dans le primaire qui doit recevoir plus de dotations
-    Permettre un vrai dialogue social dans les entreprises et faire entrer les salariés aux Conseils d’Administration pour contribuer à donner aux entreprises un actionnariat plus stable et tempérer les excès de la caste dirigeante
-    Permettre aux Agences de l’Etat et aux Régions renforcées de rejouer, à la japonaise, à l’allemande ou à la coréenne, un rôle incitatif dans l’Economie et éviter de donner des aides inefficaces, type crédit impôt recherche à des entreprises non technologiques qui ne déposent pas de brevets, ne développent pas l’innovation ni les exportations (comme les banques et les sociétés de services) et redonner du lustre aux Alstom, Alcatel et autres successeurs des Thomson d’antant (et à leurs pléiades de sous-traitants) sans s’attirer les foudres de Bruxelles. Où est l’équivalent des General Electric, Siemens et Philips dans le paysage industriel français d’aujourd’hui ? J.L. Beffa parle à juste titre du triomphe des sociétés multi-régionales qui ne créent pas d’emplois en France par rapport aux entreprises du secteur commercial-industriel qui exportent beaucoup plus. 
-    Recentrer la fiscalité sur l’allégement des coûts de production des entreprises qui produisent en France au détriment de la consommation sur le court terme (en protégeant les plus faibles revenus et les retraités) : Vive Peugeot. A bas Renault
-    Revoir radicalement les politiques publiques sur la base des missions de service public que l’Etat est seul en mesure de mener à bien parce que le secteur privé ne sait pas ou ne veut pas les assumer. Les salariés du public sont par ailleurs trop payés (sauf les enseignants paradoxalement) par rapport aux salariés de privé. Cette anomalie doit disparaître rapidement au fur et à mesure que se créeront les emplois dans le privé. On rééquilibrera la répartition du travail entre public et privé et on drainera vers le privé les salariés les mieux formés.
-    Encourager les agents économiques à travailler d’avantage et à prendre des risques : augmentation de la durée du travail, alternance en entreprises, apprentissage, stages qualifiants,  formation en entreprise, aide à la re-localisation, création d’entreprises, allongement de l’année scolaire, report de la retraite, emploi des seniors. La défense de la Nation passe par une prise de conscience de ce que font les autres pays, surtout les plus proches de notre culture. Le modèle de l’irréductible gaulois est amusant mais décalé par rapport aux réalités économiques.
-    Casser l’autosatisfaction des élites publiques de plus en plus coupées de la réalité du pays et des réalités internationales (surtout lors d’un premier mandat) en favorisant la montée en politique des grands-acteurs de la société civile : patrons d’entreprises du secteur concurrentiel (pas les ex-nationalisées), créateurs, syndicalistes eux aussi exposés à la concurrence...

Notre candidat doit faire de la politique de cette façon-là. C’est ce que l’on appelle le courage en politique.



Eric Dumont
Fédération de l’Eure

 

 

Les fausses bonnes idées du candidat François Hollande

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Par Eric DUMONT


-    agiter le chiffon rouge de la loi de 1905 et prendre le risque de réveiller les vieilles querelles qui ont fait tant de mal au Pays détourne l’attention de l’essentiel pour flatter quelques soixante huitards attardés
-    envisager de faire porter massivement l’effort budgétaire sur les riches est utopique et inefficace : leur contribution potentielle dans le retour à l’équilibre budgétaire est faible et on prend le risque de ranimer la lutte des classes que l’on croyait enterrée depuis des décennies
-    raisonner en termes quantitatifs pour résoudre les problèmes de l’éducation en France dénote une méconnaissance profonde des causes de l’échec scolaire dans notre pays qui ne pourront être éradiquées qu’en remettant à plat toute l’organisation hyper-centralisée de l’Education Nationale, en dénonçant enfin le principe du même enseignement pour tous, en remettant en cause les rythmes scolaires et en revoyant de fond en comble les méthodes d’enseignement et les programmes actuels
-    vouloir parler d’égal à égal avec l’Allemagne sans avoir fait son mea culpa sur 30 ans de laxisme et de croissance anémique sur fond de redistribution et de consommation à crédit, façon étalage du beurre sur la tartine, est franchement ridicule
-    vouloir faire croire que l’emploi se décrète alors qu’il est la résultante de l’effort, de la formation, de l’innovation, de la liberté d’entreprendre, de la volonté de se battre et de réussir, même au delà de 60 ans
-    clouer la Finance au pilori devant le gogo déchaîné est une méthode bien facile pour attirer l’attention alors que la bonne Finance ne fait le plus souvent que de demander un peu plus de cohérence et de courage dans les politiques publiques des Etats endettés et les stratégies des entreprises toujours frileuses face à la concurrence étrangère ou fourvoyées dans des choix hasardeux


Non vraiment Monsieur Hollande n’a rien compris. Sinon que la démagogie pouvait tenter les déçus de tous bords. Et ils sont malheureusement nombreux.

A nous de faire de la bonne pédagogie !
 

 

Donner une seule monnaie à toute l’Europe : mythe ou (encore) réalité ?

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Il ne se passe pas une semaine sans que les cassandres prédisent, à brève échéance, la disparition de la monnaie unique.
   
Cette prédiction émane essentiellement de deux camps, de deux factions :

-    De ceux qui y ont intérêt par ce qu’ils pensent en tirer parti. C’est un pari fréquent dans les milieux financiers anglo-saxons qui exercent une forte influence (un euphémisme) sur les Gouvernements des pays d’où ils opèrent et n’ont jamais voulu croire, sinon par duplicité, à l’idée même d’une Europe politique. 

-    De ceux qui rêvent encore du grand pas en arrière, du temps où les grands pays comme le nôtre pouvaient exercer seuls, ou au travers de Pactes à la façon des coalitions de l’Empire, leur « souveraineté » faciale et faire croire à leurs peuples qu’ils étaient redevenus maîtres de leur destinée. Nous savons où cela a conduit l’Europe il n’y a pas si longtemps finalement.

Dans les deux cas il faut être bien naïfs pour croire qu’ils agissent dans l’intérêt de la France.

Inutile de parler des premiers. Il va sans dire que mêmes les seconds ont deviné leurs desseins.

Parlons donc des seconds.

Comment peuvent-ils imaginer qu’en sortant de l’Euro, en reprenant le contrôle de notre monnaie fortement dépréciée, en entrant dans une phase de forte inflation qui ruinerait notre pouvoir d’achat de consommateur et nos entreprises fortement dépendantes, par ce que nous l’avons voulu ainsi, des importations ?

Comment peut-on se convaincre que, sur la durée, la France, même si elle dispose de nombreux atouts, puisse rivaliser en comptant sur des alliances par nature fragiles avec les grandes puissances économiques de la planète ?

Comment peut-on tromper à ce point nos compatriotes en leur faisant croire que nos entreprises seraient, une fois débarrassées de l’Euro et de « Buxelles », comme par miracle, relancées dans la dure compétition internationale ?

Du reste au fond d’eux-mêmes je pense qu’aucun français n’y croit vraiment.

Non, les français n’attendent qu’une seule chose qu’on leur explique pourquoi un certains nombre de leaders politiques persistent à résister à ce qui semble INELUCTABLE :

Un renforcement des règles communes aux européens, une monnaie de nouveau stabilisée par une Gouvernance efficace qui protège les citoyens contre les dérives budgétaires de certains pays membres, qui dispose de moyens pour relancer la croissance et pour garantir la sécurité dans le respects des droits sociaux des citoyens conformément à la tradition européenne largement inspirée par les Principes de la Révolution Française (pourquoi ne pas le dire et le faire savoir !).

Cette vision là n’est pas utopique. Elle est à portée de main. Il suffit de la vouloir et de l’imposer à nos gouvernants pas assez courageux pour aller jusqu’au bout de la seule logique qui puisse réussir.

Hervé Morin est de ceux-là.






 

 

Grand rassemblement normand - Invitation

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Hervé MORIN
Député-maire d’Epaignes
Président du Nouveau Centre

et les élus centristes de Normandie
vous invitent lors d’un pique-nique à un

Grand rassemblement normand
Samedi 3 septembre 2011 de 11h à 16h
Discours d’Hervé MORIN à 12h


Au Manoir de la Fortière, 27560 Epreville-en-Lieuvin
(Entre Pont-Audemer et Bernay - Accès par la RD 27 entre Lieurey et Giverville) Parking gratuit


N’hésitez pas à mobiliser vos amis
Boissons offertes ! Venez nombreux, avec votre pique-nique !


 Merci de confirmer votre présence en priorité  à l’adresse

Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

ou par téléphone auprès de Mme Nadine Collin au 06 14 84 55 64

 

 

 

 

 

A noter dans nos agendas !

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Dans le cadre de l'élaboration du projet centriste, et l’initiative des Jeunes Centristes de l’Eure, la Fédération Nouveau Centre de l’Eure organise une conférence-débat vendredi 17 juin de 19h à 20h30 sur le thème : "La Santé dans l'Eure: il y a urgence !" à Routot, Salle municipale de la Mairie, 1 place du Général Leclerc.

Intervenants:

- Dr Bernard VINCENT, Maire de Routot, Médecin Généraliste

- Dr Brigitte HAMONIC, Chirurgien-Dentiste, Secrétaire Générale du Conseil Départemental de l'Ordre des Chirurgiens-Dentistes de l'Eure, membre de l'Union des Jeunes Chirurgiens-Dentistes.

Entrée libre.

 

 
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